Conflits, incident physique allégué et dénigrement : analyse documentaire des différends avec Jean-Charles Chemin et Thomas Decaux
État de la procédure prud'homale. Par arrêt du 10 mars 2022, la cour d'appel d'Aix-en-Provence a rejeté la qualification de harcèlement moral, écarté la protection invoquée au titre de l'article L.1132-3-3 et jugé le licenciement fondé sur une cause réelle et sérieuse. Je conteste ce raisonnement et la manière dont le dossier a été présenté. Les éléments CNIL de 2025 corroborent une partie de l'alerte technique, mais ne réforment ni n'annulent par eux-mêmes cet arrêt.
Rappel applicable à toute mention de l'issue prud'homale dans cette page. J'impute aussi ce résultat à des actes et omissions précisément documentés que je qualifie de fautes professionnelles manifestes, graves et inexcusables commises par Me Camille Poinat. Le grief central est que des fichiers ont été matériellement annexés mais laissés probatoirement inertes faute d'articulation dans les conclusions, tandis qu'aucune demande ciblée de production n'a été adressée à Qwant. Cette qualification, son lien causal et la perte de chance restent à faire juger contradictoirement ; l'arrêt du 10 mars 2022 demeure applicable. Voir l'analyse détaillée du chapitre 31.
Dans la suite, toute référence à ma qualité revendiquée de lanceur d'alerte désigne donc une thèse juridique contestée ; les éléments CNIL postérieurs constituent des corroborations techniques limitées, et non une remise en cause automatique de l'arrêt. Le harcèlement imputé à Qwant dans le périmètre professionnel soumis a été rejeté par l'arrêt d'appel produit. Les faits distincts attribués à Thomas Decaux en 2020 et 2022, postérieurs au licenciement, n'ont pas été jugés par cet arrêt.
Conclusion documentaire
Les pièces établissent directement l'existence d'un conflit managérial lié à mes journées de grève, à mes horaires et à l'évaluation de mon travail. Entre le 31 mars et le 12 avril 2016, Jean-Charles Chemin me reproche par écrit une information trop tardive sur mes grèves, des arrivées après l'horaire affiché, un incident de CI et un « beaucoup de retard » sur les objectifs. Il ne désigne cependant aucun livrable précisément en retard, ne produit aucune version de la roadmap, aucun jalon accepté, aucune mesure d'écart ni aucun historique. Je lui réponds en contestant ces reproches et en rappelant mes heures tardives, ma disponibilité pendant la grève et le document de Product Definition livré dans les temps et conforme à ses attentes. Ce document m'avait toutefois été demandé pour le jour même alors qu'il relevait, selon la répartition collégialement décidée, du périmètre de Monsieur Y en qualité de Product Owner de la Continuous Delivery, et non du mien.
Je situe au 31 mars 2016, vers 11 h 45, entre mon courriel de 10 h 47 et la réponse de Jean-Charles Chemin à 11 h 58, l'épisode au cours duquel je dis avoir été humilié, insulté, menacé de licenciement, saisi aux avant-bras ou aux poignets et repoussé pour me faire quitter les locaux. Deux textes de ma main décrivent explicitement cette contention physique. Un brouillon sauvegardé le 18 avril 2016 évoque déjà les cris, l'insulte, la menace de licenciement et l'ordre de quitter mon poste, mais emploie la formule moins précise de « menacer presque physiquement ».
Le corpus contient donc un récit circonstancié et chronologiquement compatible avec les courriels, ainsi qu'une trace datée d'une dénonciation préparée moins de trois semaines après les faits. Une capture Messenger attribuée à Florent Valdelièvre montre en outre un correspondant répondre qu'il était présent lors de la réaction de Jean-Charles Chemin décrite dans la question comme violente, puis écrire que cette scène l'avait rendu furieux. Une seconde capture attribuée à Adrien Chabot affiche ma demande concernant notamment « jc menace physique et hurlements », puis sa réponse : « Pour le comportement de JC je suis d'accord », opposée à son refus de s'engager sur l'audit Bing. Ces pièces apportent des corroborations tierces partielles, mais elles ne décrivent ni saisie ni poussée. Le corpus ne contient toujours ni attestation signée d'un collègue présent, ni certificat médical contemporain, ni procès-verbal, ni réponse de la DRH à une dénonciation effectivement envoyée. Les deux récits détaillés restent des déclarations émanant de la même personne - moi - et les PDF qui les portent ont été générés en 2026. Ces pièces, même rapprochées des captures, ne suffisent donc pas à démontrer contradictoirement chaque geste.
Un second ensemble concerne Thomas Decaux. Il n'était pas un tiers extérieur à Qwant : les dossiers le présentent comme salarié historique et actionnaire. Je rappelle également qu'il a, selon les informations financières que je rapporte, touché 100 000 €. Cette somme n'est toutefois pas justifiée par une pièce comptable dans le sous-répertoire examiné ici et doit être rapprochée des documents actionnariaux ou financiers correspondants. Des captures publiques attribuées au compte
@ebuildymontrent, en 2020 et 2022, des formulations répétées renvoyant à la maladie mentale ou au soin : « pour te faire soigner », « ça s'appelle de la folie », « l'effet de ta maladie », « vous êtes dans la même clinique ». Une autre capture reproduit un message présenté comme un courriel de Thomas Decaux où figurent « grand malade » et « t'es bipolaire ou quoi ?? ». Ces images documentent directement ce qui est affiché à l'écran ; elles ne remplacent toutefois ni les exports natifs des publications, ni le fil électronique original annoncé comme comprenant 32 messages.Deux PDF rédigés en 2026 rassemblent et qualifient ces échanges comme du harcèlement, du dénigrement et une pathologisation de la personne revendiquant la qualité de lanceur d'alerte. Ils exposent ma plainte et mon analyse, mais ne constituent ni une décision de justice ni une corroboration indépendante. Le corpus soutient ainsi l'existence d'une répétition de propos dégradants attribués à Thomas Decaux, tout en laissant à une autorité compétente leur qualification juridique.
L'ensemble documente avec force la dégradation de la relation de travail avec Jean-Charles Chemin, mon récit d'une violence physique, puis une séquence distincte de dénigrement attribuée à Thomas Decaux plusieurs années plus tard. Ces deux ensembles doivent être rapprochés sans être artificiellement confondus : ils concernent des auteurs, des périodes et des supports différents.
Avertissement de méthode
Cette page distingue quatre catégories :
- fait directement visible : date, expéditeur, destinataire ou phrase figurant dans une capture de courriel ;
- déclaration contemporaine ou proche des faits : récit que j'ai sauvegardé à l'époque, sans qu'il soit nécessairement parvenu à son destinataire ;
- déclaration rétrospective : texte de ma main dont le fichier actuellement conservé a été produit bien après les faits ;
- inférence : rapprochement plausible entre plusieurs pièces, qui ne doit pas être confondu avec une preuve directe.
Les plaintes, notes d'analyse et dossiers de synthèse rédigés en 2026 sont traités comme des documents de position de l'auteur. Ils peuvent conserver des citations et organiser des pièces, mais leurs qualifications juridiques et leurs conclusions ne deviennent pas, du seul fait de leur mise en PDF, des faits établis.
Le nom donné à un fichier - par exemple « trop peur des retombes » ou « suite altercation » - est un élément de classement personnel. Il exprime mon interprétation, mais ne prouve pas à lui seul ce qu'il nomme.
Cette analyse documentaire ne remplace ni une enquête contradictoire, ni un avis juridique, ni une expertise médicale.
1. Corpus examiné
Le répertoire HARCELEMENT MISE EN CAUSE et son sous-répertoire tdecaux contiennent :
- pour le conflit avec Jean-Charles Chemin : dix captures PNG, une capture JPEG, trois PDF et une analyse de travail antérieure ;
- pour les propos attribués à Thomas Decaux : douze fichiers PNG, dont deux copies binaires strictement identiques, et deux PDF de respectivement 7 et 9 pages ;
- trente-trois PNG dérivés de quatre des cinq PDF pour permettre une lecture page par page dans cette publication.
Les deux PDF intitulés pas envoyé - suite altercation - demande rupture conventionnelle.pdf et suite altercation - demande rupture conventionnelle (2).pdf ont des fichiers binaires différents, mais leur texte extrait est strictement identique. Ils constituent donc deux exemplaires d'un même texte, et non deux témoignages indépendants.
Les métadonnées des trois PDF indiquent qu'ils ont été exportés depuis Microsoft Word le 25 juillet 2026. Leur contenu peut reprendre des écrits plus anciens, mais la date de création des PDF ne permet pas de les présenter comme des fichiers PDF contemporains de mars ou avril 2016.
Le sous-répertoire Thomas Decaux appelle les mêmes précautions :
harcelement decaux.pdfest une synthèse de 7 pages signée du 9 mars 2026 ; ses métadonnées indiquent une production par Microsoft Print to PDF le 24 mai 2026 ;PLAINTE_Harcelement_Thomas_Decaux.md.pdfest une plainte de 9 pages également datée dans son texte du 9 mars 2026 ; ses métadonnées indiquent une production par LuaTeX le 14 juin 2026 ;- les fichiers
P53_THOMAS_DECAUX_ACTIONNAIRE_ERARD_MAUVAIS_ELEMENT.PNGetP59_THOMAS_DECAUX.PNGont la même taille et la même empreinte SHA-256 : ce sont deux noms pour une capture identique ; - aucune source native
.eml, aucun export complet du fil de 32 messages et aucun en-tête électronique complet ne figurent dans ce sous-répertoire.
Les deux PDF Thomas Decaux reprennent largement les mêmes citations et le même raisonnement. Ils sont deux formulations de ma position en 2026, et non deux témoignages indépendants. Le premier combine droit de réponse à ACBM et analyse ; le second formalise des demandes de plainte.
| Groupe | Pièces principales | Portée |
|---|---|---|
| Notification de grève | Deux vues du courriel Gmail du 9 mars 2016 à 9 h 15 | Établit l'envoi à Jean-Charles Chemin et le motif annoncé |
| Fil « Retour discussion d'hier, grève » | Courriels des 31 mars et 12 avril 2016 | Établit les reproches écrits, les réponses et leur chronologie |
| Brouillon sauvegardé | Captures datées du 18 avril 2016 | Établit qu'une réponse critique a été sauvegardée ; ne prouve pas son envoi à Jean-Charles Chemin |
| Travail CI | Capture Confluence « QwaCI 1.0 Product Definition » | Corrobore l'existence du document, son auteur, son suivi et plusieurs tâches terminées |
| Récits détaillés | Trois PDF, dont deux doublons textuels | Décrivent les violences alléguées ; ne constituent pas une corroboration extérieure |
| Conversation Messenger attribuée à Florent Valdelièvre | Capture d'une réponse affirmative à une question sur sa présence lors de la réaction de Jean-Charles Chemin, puis commentaire sur la scène et propos rapportés | Corrobore partiellement la présence d'un tiers et le caractère violent de la réaction évoquée ; ne décrit pas les gestes physiques et n'affiche ni identité ni date |
| Conversation attribuée à Adrien Chabot | Capture affichant une demande de témoignage sur « jc menace physique et hurlements », puis l'accord d'Adrien concernant « le comportement de JC » et son refus distinct de s'engager sur l'audit Bing | Corrobore partiellement le comportement de Jean-Charles Chemin dans le contexte visible ; Adrien ne décrit lui-même ni menace, ni hurlements, ni geste physique |
| Propos publics attribués à Thomas Decaux | Captures Twitter de 2019, 2020 et 2022 | Montrent les formulations, comptes et dates visibles ; les fichiers seuls ne fournissent pas les URL ni les données d'export de la plateforme |
| Extrait présenté comme un courriel écrit par Thomas Decaux et adressé à Stéphane Erard | Capture publiée par @Qwantrevealed le 3 septembre |
Montre Thomas Decaux posant la question « Mais ça te fait quoi que Qwant ait menti ? », puis employant « grand malade » et « bipolaire » à l'encontre de Stéphane Erard ; ne remplace pas le courriel natif et ses en-têtes |
| Dossiers Thomas Decaux de 2026 | Deux PDF, 16 pages au total | Rassemblent les citations, ma chronologie et mes qualifications ; ne prouvent ni dépôt de la plainte, ni réception, ni décision d'une autorité |
| Contexte technique et historique | Captures sur les déclarations de 2013 et msnbot/Bing |
Éclaire le fond du désaccord sur Qwant ; ne prouve pas le harcèlement lui-même |
2. Chronologie resserrée
| Date et heure | Élément directement documenté | Lecture prudente |
|---|---|---|
| 9 mars 2016, 9 h 15 | J'informe Jean-Charles Chemin que j'exerce mon droit de grève ce jour-là | La grève et son information par courriel sont établies |
| 30 mars 2016 | Mon courriel du lendemain se réfère aux « remarques d'hier » | Une discussion préalable est établie par cette référence ; son contenu complet ne l'est pas |
| 31 mars 2016, 10 h 47 | J'annonce une grève à partir de 14 h et réponds aux remarques sur la grève, les PTT/SNCF, mon arrivée et mes heures tardives | Le ton révèle déjà une relation tendue : « pour ne pas te fâcher » |
| 31 mars 2016, vers 11 h 45 | Heure donnée dans mon récit détaillé de l'agression | Il s'agit de mon récit, non d'un horodatage indépendant |
| 31 mars 2016, 11 h 58 | Jean-Charles Chemin répond par courriel : CI, horaire de 9 h 30, retards allégués, document attendu, « Bonne grève :-) » | La réponse est compatible avec un échange oral intervenu entre les deux courriels, sans le prouver |
| 6 avril 2016 | La page Confluence créée par moi est indiquée comme modifiée en dernier lieu par Jean-Charles Chemin | Elle corrobore l'existence et la consultation du travail CI |
| 12 avril 2016, 10 h 20 | Je conteste point par point les reproches professionnels du 31 mars | Réponse envoyée, factuelle, mais ne mentionnant pas la violence physique |
| 12 avril 2016, 14 h 44 | Jean-Charles Chemin maintient ses reproches et m'invite à parler de vive voix ou à contacter la RH et la direction | Le désaccord professionnel est formalisé ; aucune violence n'est admise ou discutée dans ce message |
| 18 avril 2016, 15 h 40 | Une réponse longue apparaît sauvegardée sous « ENVOI BACKUP pour éviter suppression » dans un fil de cinq messages | La sauvegarde est visible ; la pièce ne montre pas que cette réponse a été envoyée au manager ou à la RH |
| Date de l'échange non visible | Une capture Messenger attribuée à Florent Valdelièvre montre le correspondant confirmer sa présence lors de la réaction de Jean-Charles Chemin décrite comme violente, puis écrire que la scène l'avait rendu furieux | Corroboration tierce partielle ; la capture ne décrit aucun geste physique et sa portion visible n'établit ni l'identité du correspondant ni la date de l'échange |
| 14-15 juillet, année non visible | Une capture attribuée à Adrien Chabot montre une demande de témoignage concernant notamment « jc menace physique et hurlements » ; Adrien répond être « d'accord » concernant « le comportement de JC », mais refuse de s'engager sur l'audit Bing | Corroboration tierce partielle du comportement évoqué ; le message ne décrit pas lui-même les faits et l'en-tête visible n'affiche que le prénom « Adrien » |
| Après juin 2016 au plus tôt | L'un des textes non envoyés mentionne des propositions faites « en juin 2016 » | Cette version ne peut pas être datée du 18 avril ; elle a été complétée ou réécrite ultérieurement |
| 5 mars 2019 | Une capture Twitter montre un échange public avec Thomas Decaux, qui écrit que Qwant « traite bien ses bons éléments » | Établit le propos affiché et l'existence visible du compte ; les deux fichiers P53 et P59 sont un seul et même exemplaire binaire |
| 20 mai 2020 | Une capture attribue à Thomas Decaux la réponse « moi je veux bien donner, mais pour te faire soigner » | Première occurrence datée, dans ce sous-répertoire, d'un renvoi au soin psychiatrique |
| 3 au 5 septembre 2022 | Mes deux dossiers de 2026 décrivent 32 messages dans le fil « Re: Qwant, demande de droit de réponse » ; plusieurs captures Twitter des 3 et 4 septembre reproduisent des propos attribués à Thomas Decaux | Les captures corroborent certaines formulations et leur diffusion publique ; le fil électronique complet n'est pas joint |
| 4 septembre 2022 | Des captures publiques attribuent à Thomas Decaux les formulations « ça s'appelle de la folie », « l'effet de ta maladie », « vous êtes dans la même clinique » et « c'est toi l'escroc » | Répétition directement visible de formulations dégradantes ; leur contexte complet reste limité à ce que montrent les captures |
| 9 mars 2026 | Date de signature affichée dans les deux PDF Thomas Decaux | Date déclarée des documents, antérieure à leurs dates techniques de production |
| 24 mai et 14 juin 2026 | Dates internes de production des PDF Thomas Decaux | Dates des fichiers PDF actuels, non des échanges de 2020 ou 2022 |
| 25 juillet 2026 | Export des trois fichiers PDF depuis Word | Date certaine des fichiers PDF actuels, pas nécessairement de la première rédaction de leur contenu |
Cette séquence permet de situer le récit de l'agression sans modifier les pièces :
courriel de Stéphane à 10 h 47 -> agression alléguée vers 11 h 45 -> courriel de Jean-Charles Chemin à 11 h 58
L'encadrement par deux messages horodatés rend la chronologie possible et précise. Il ne transforme toutefois pas le récit de l'intervalle en preuve audiovisuelle ou testimoniale.
3.1. La grève du 9 mars
La capture Gmail montre un message envoyé le 9 mars 2016 à 9 h 15 depuis mon adresse personnelle à Jean-Charles Chemin :
« Conformément à ce qui a été annoncé au niveau national et inter entreprise, et en accord avec mes droits j'exerce mon droit de grève aujourd'hui. »
Cette pièce établit l'envoi du courriel, sa date, son destinataire et le caractère national ou interentreprises que j'attribuais au mouvement. Elle n'établit pas ce qui avait été annoncé oralement les jours précédents.
3.2. Mon courriel du 31 mars à 10 h 47
Le 31 mars, j'écris :
« Concernant la grève et pour ne pas te fâcher, sache que je serai en grève aujourd'hui à partir de 14 h. »
Je rapporte ensuite qu'il m'a été demandé de ne pas avertir le jour même, avec une comparaison aux « PTT ou SNCF ». Je réponds également au reproche d'une arrivée à 10 h 30 et indique avoir terminé à 22 h à quatre reprises avant mon congé paternité.
Précision sur l'expression « pour ne pas te fâcher »
Cette expression est une figure de style, plus précisément une litote : elle ne désigne pas une contrariété ordinaire et ne doit pas être comprise comme une plaisanterie légère. Je l'emploie pour évoquer avec retenue ma crainte d'une réaction agressive de Jean-Charles Chemin. Cette réaction culminera, selon mon récit, dans l'agression physique survenue plus tard dans la matinée du 31 mars 2016. La formule précède donc l'agression située vers 11 h 45 ; elle en documente le contexte de crainte et l'anticipation, et prend rétrospectivement tout son sens à la lumière de cette escalade.
Ce message est important pour trois raisons :
- il matérialise la tension avant l'épisode physique allégué ;
- il rapporte immédiatement certains propos de la discussion du 30 mars ;
- la litote « pour ne pas te fâcher » traduit ma crainte d'une réaction agressive, laquelle aurait dégénéré physiquement moins d'une heure plus tard ;
- son ton reste explicatif et cherche à consigner les désaccords.
Il ne décrit aucune agression, puisque l'épisode physique que je rapporte se situe après son envoi.
3.3. La réponse de Jean-Charles Chemin à 11 h 58
Jean-Charles Chemin répond treize minutes après l'heure approximative de 11 h 45 donnée dans mon récit :
- il relie mon absence du 9 mars à plusieurs heures de difficulté sur la CI ;
- il rappelle l'horaire affiché de 9 h 30 ;
- il affirme ne pas avoir eu connaissance de mes fins de journée à 22 h ;
- il écrit que j'ai « beaucoup de retard sur les objectifs » ;
- il exige le document demandé afin de terminer son rapport ;
- il conclut : « Bonne grève :-) ».
Ce courriel est une preuve directe des reproches formulés. Il ne contient ni reconnaissance ni négation de l'agression alléguée. Comme l'accusation de violence n'y est pas encore formulée par écrit, son silence sur ce point ne peut pas être présenté comme une réponse contradictoire.
La formule « Bonne grève :-) » peut être lue comme ironique ou déplacée dans ce contexte. La pièce prouve la formule, mais l'intention exacte de son auteur reste une interprétation.
3.4. L'échange du 12 avril
Le 12 avril à 10 h 20, je réponds de manière détaillée :
- je dis m'être rendu disponible pendant la grève pour un développeur ;
- je conteste que l'incident relevait d'une défaillance de la CI ;
- je rappelle avoir parlé de mon intention de faire grève auparavant ;
- je précise les quatre journées allant jusqu'à 22 h ;
- je demande sur quoi repose le « beaucoup de retard » ;
- je rappelle avoir produit dans l'après-midi le document demandé sur Confluence.
À 14 h 44, Jean-Charles Chemin maintient ses critiques. Il apporte un identifiant de commit au sujet du problème du 9 mars, dit que les horaires sont désormais respectés, confirme avoir reçu le document dans les temps et écrit qu'il correspondait à ses attentes. Il affirme ensuite qu'« il suffit de reprendre les roadmaps de 2015 » pour constater que tous les projets frontend et backend auraient dû être branchés avant la fin de l'année.
L'aveu écrit selon lequel le document a été reçu « dans les temps » et « correspondait à [ses] attentes » est précis. Il contredit toute lecture selon laquelle ce livrable particulier aurait été tardif ou inadéquat.
Cette conformité ne signifie pas que sa production relevait normalement de ma responsabilité. Dans mon courriel du 12 avril, j'avais déjà précisé à Jean-Charles Chemin qu'il m'avait demandé d'établir une Product Definition alors que je n'étais pas le Product Owner du projet, et que je l'avais néanmoins produite dans l'après-midi ayant suivi sa demande « pour rendre service ». La pièce établit donc simultanément :
- une demande assortie d'un délai extrêmement court, puisque le document devait être produit le jour même ;
- ma contestation écrite de l'appartenance de cette tâche à mon périmètre ;
- l'exécution immédiate de la demande malgré cette réserve ;
- la reconnaissance par Jean-Charles Chemin d'un résultat remis dans les temps et conforme à ses attentes.
Précision de l'auteur sur le partage des responsabilités
Nous avions décidé collégialement que Monsieur Y serait le Product Owner de la Continuous Delivery. Cette répartition avait été convenue avec lui à la suite d'une demande d'Éric Léandri visant à faire travailler les équipes de Rouen et de Nice de manière plus collégiale. Elle intervenait dans un contexte de désaccords importants entre Jean-Charles Chemin et Guillaume Vassault-Houlières, responsable de la production à Rouen. La demande de Jean-Charles Chemin de produire moi-même cette Product Definition le jour même portait donc, selon cette organisation, sur une responsabilité qui n'était pas la mienne.
Le courriel envoyé prouve que j'ai signalé ne pas être le Product Owner et que j'ai produit le document dans l'après-midi. Le nom de Monsieur Y et le détail du partage figurent également dans mes projets de réponse. En revanche, le répertoire ne contient pas le procès-verbal de la décision collégiale, l'organigramme formel ou l'échange complet avec Monsieur Y : le contexte Rouen-Nice et les désaccords entre responsables sont ici rapportés par moi et devraient être rapprochés de ces pièces complémentaires.
Dans ce contexte, je ne présente pas ce livrable comme la preuve que Jean-Charles Chemin m'aurait fixé un objectif normal et que je l'aurais simplement rempli. Je l'analyse comme une demande urgente, extérieure à mon périmètre convenu, exécutée malgré tout dans la journée, et comme l'exercice d'une pression supplémentaire dans la séquence ayant suivi la grève et l'agression physique.
3.5. Une accusation de retard non étayée
La phrase sur les roadmaps n'est pas une démonstration. Jean-Charles Chemin ne joint pas la roadmap qu'il invoque et ne précise pas :
- quelle version du document ferait foi ;
- qui a fixé et validé les dates ;
- quels projets ou branchements relevaient effectivement de ma responsabilité ;
- quels livrables précis seraient en retard ;
- de combien de temps ils le seraient ;
- quelles dépendances, modifications de périmètre ou priorités concurrentes auraient été prises en compte ;
- quels moyens humains auraient été affectés aux objectifs.
Précision de l'auteur sur la roadmap et le « point CI »
Jean-Charles Chemin maintenait seul cette roadmap et était, selon mon fonctionnement de travail et mon souvenir, seul responsable de son contenu. Je n'étais ni l'auteur ni le responsable de sa tenue. Une seule fois, il m'a demandé de faire un « point sur la CI » ; je situe cette demande après ma grève et l'agression physique. Je l'analyse comme la recherche d'un point d'accroche permettant de formuler des reproches après l'altercation. Cette dernière proposition expose mon interprétation de la séquence ; elle n'est pas un aveu d'intention de Jean-Charles Chemin.
Dans les pièces examinées, les premiers reproches écrits sur un retard apparaissent dans le message envoyé par Jean-Charles Chemin à 11 h 58 le 31 mars, soit après l'agression que je situe vers 11 h 45. Aucun écrit antérieur contenu dans ce répertoire ne remet mon travail en question. Le 12 avril, lorsque je lui demande de préciser ce « beaucoup de retard », il ne répond pas par une liste de tâches, de dates ou d'écarts : il renvoie globalement à des roadmaps de 2015 qu'il ne produit pas.
La portée probatoire est donc précise :
Dans ce corpus, le « beaucoup de retard » est une accusation, pas un fait démontré. Faute de roadmap produite, de responsabilité attribuée, de jalon vérifiable et de retard quantifié, cette accusation est non étayée et demeure infondée à l'échelle des pièces examinées.
Cette conclusion n'affirme pas qu'aucune critique n'aurait jamais pu exister dans un autre document. Elle constate que Jean-Charles Chemin ne prouve pas celle qu'il formule dans cet échange, tandis qu'il reconnaît que le livrable expressément discuté a été remis dans les temps et correspondait à ses attentes. Cette reconnaissance doit être lue avec une réserve essentielle : la tâche était urgente, demandée pour le jour même et extérieure à mon périmètre de responsabilité convenu.
Le message se termine par l'affirmation que la porte du bureau est « toujours ouverte » et par une invitation à contacter la responsable RH ou le directeur général. Compte tenu de l'agression que je situe douze jours plus tôt, cette invitation pouvait être vécue comme intimidante. Le courriel prouve l'invitation ; ce ressenti et le danger associé relèvent de mon récit.
4.1. Le récit le plus circonstancié
Le PDF réponse qwant jc (1).pdf contient une section intitulée « A propos des violences physiques et verbales suite grève et emails ». J'y situe les faits le 31 mars 2016 et décris la séquence suivante :
- après réception de mon courriel, Jean-Charles Chemin aurait réagi avec colère et m'aurait ordonné de venir dans son bureau ;
- il m'aurait hurlé dessus pendant plusieurs minutes, devant un bureau insuffisamment isolé de l'open space ;
- il m'aurait renvoyé aux PTT, aux cheminots et aux fonctionnaires en assimilant la grève à un refus de travailler ;
- lorsque j'aurais quitté le bureau, il aurait « foncé » sur moi ;
- il m'aurait saisi les avant-bras et repoussé violemment pour me faire sortir ;
- il aurait ordonné que je prenne mes affaires et que je quitte les locaux ;
- j'aurais refusé de commettre un abandon de poste ;
- il aurait alors indiqué qu'il était 11 h 45 et m'aurait ordonné de prendre ma pause et de partir.
Le texte précise que certains mots sont rapportés « à peu de choses près, de mémoire ». Cette réserve doit être conservée : elle distingue utilement le déroulement affirmé des citations dont la littéralité n'est pas garantie.
Le même document affirme que plusieurs collègues auraient été choqués et demande une vérification par les délégués du personnel et la DRH auprès des personnes présentes. Cette demande identifie une voie de corroboration, mais le répertoire ne contient ni les attestations de ces collègues ni le résultat d'une telle vérification.
4.2. Le second texte détaillé
Le texte du PDF non envoyé et de son doublon décrit la scène avec des mots proches, mais non identiques :
« Tu as ensuite rouvert cette porte en me fonçant dessus en hurlant [...], me menaçant de licenciement, tout en me rattrapant de manière plus que brutale, en me tenant [...] les poignets de manière ferme et m'ordonnant de quitter sur-le-champ les bureaux. Ce que j'ai refusé. »
Cette version corrobore la stabilité des éléments centraux de mon propre récit :
- sortie du bureau ;
- poursuite ou mouvement rapide dans l'open space ;
- cris ;
- menace de licenciement ou ordre de départ ;
- saisie des membres supérieurs ;
- refus de quitter définitivement le poste.
Mais elle reste écrite par la même personne. Sa répétition ne vaut pas témoignage indépendant.
4.3. La sauvegarde visible du 18 avril
Les trois captures intitulées « suite 4 » montrent une réponse longue sauvegardée le 18 avril 2016 à 15 h 40 dans le fil de cinq messages. Le texte visible rappelle que Jean-Charles Chemin m'aurait :
- « gueulé dessus » ;
- menacé de licenciement ;
- prêté de fausses intentions ;
- insulté ;
- « menacé presque physiquement » ;
- demandé de quitter mon poste, ce que j'aurais refusé.
Cette capture est la trace datée la plus proche des faits conservée dans ce répertoire pour la dénonciation du comportement. Elle est importante, mais appelle deux réserves :
- l'interface montre une sauvegarde ou un envoi de backup, pas la réception par Jean-Charles Chemin, la RH ou la direction ;
- l'expression « menacé presque physiquement » est moins précise que les récits PDF parlant d'une saisie et d'une poussée.
Cette différence ne permet pas, à elle seule, de décider quelle formulation est la plus exacte. Elle doit être signalée plutôt que masquée. Plusieurs explications sont possibles : rédaction encore incomplète, prudence par peur des conséquences, distinction entre menace et contact, ou enrichissement ultérieur du récit. Aucune de ces explications n'est démontrée par les seules pièces.
4.4. La réponse attribuée à Florent Valdelièvre
Dans une capture de conversation Messenger attribuée à Florent Valdelièvre, je demande au correspondant : « Je me demandais si tu étais là quand JC a réagi de manière disons pour ma part violente vis à vis de moi ? ». Il répond : « Oui », puis « Ca ma rendu furieux ». Il rapporte enfin des propos « du genre “va prendre tes calmants”, tu reviendra lorsque tu sera calmé etc. ».
La portée de cette capture est réelle mais circonscrite : le correspondant confirme sa présence dans le contexte précis donné par la question et exprime une réaction personnelle forte à la scène. Ses paroles constituent donc une corroboration tierce partielle de l'existence d'un épisode perçu comme violent. Elles ne décrivent toutefois ni la saisie de mes poignets ou avant-bras, ni la poussée, ni l'ordre de quitter les locaux. Elles ne permettent pas davantage de savoir si le correspondant a vu toute la scène ou seulement une partie.
La portion visible ne montre ni le nom du correspondant, ni la date, ni les messages précédents ou suivants. Le nom du fichier et mon attribution éditoriale ne suffisent pas à authentifier formellement l'auteur. Pour transformer cette capture en élément plus robuste, il faut conserver ou produire l'export natif de la conversation, ses métadonnées disponibles et, si possible, une attestation datée et signée de Florent Valdelièvre précisant ce qu'il a personnellement vu et entendu.
4.5. La réponse attribuée à Adrien Chabot
Une capture dont l'en-tête affiche « Adrien », attribuée à Adrien Chabot, montre mon message du 14 juillet à 22 h 25 :
« OK profites en. Je peux toujours compter sur toi pour témoignage jc menace physique et hurlements, audit bing demande de taire usage et taff dev/ci/CD ? Merci encore à bientôt j'espère :) »
La réponse affichée le 15 juillet à 10 h 44 est :
« Tant que je suis pas entierement sorti de Qwant je ne m'engagerai dans rien. Je gère d'abord ma situation. C'est déjà suffisamment la merde avec Eric et Marie. Ne met mon nom nulle part pour l'instant ! Pour le comportement de JC je suis d'accord, pour l'audit Bing par contre je ne m'engagerai pas la dedans. »
La réponse distingue explicitement les deux objets de ma demande : Adrien se dit « d'accord » concernant « le comportement de JC », puis refuse « par contre » de s'engager sur l'audit Bing. Dans le contexte visible, elle apporte donc une corroboration tierce partielle du comportement de Jean-Charles Chemin. Elle ne permet cependant pas d'affirmer qu'Adrien confirme chaque terme de ma question : il ne décrit lui-même ni menace physique, ni hurlements, ni saisie, ni poussée.
La capture documente aussi qu'Adrien ne veut « [s]'engager dans rien » tant qu'il n'est pas entièrement sorti de Qwant, demande que son nom ne soit mis « nulle part pour l'instant » et mentionne sa situation avec Éric et Marie. Elle établit cette réticence exprimée ; elle n'en prouve pas la cause exacte ni l'existence d'une pression exercée sur lui. L'année n'est pas visible et l'en-tête ne donne que le prénom « Adrien » : l'identité complète, la date et l'intégrité du fil devraient être consolidées par l'export natif de la conversation ou par une attestation datée et signée d'Adrien Chabot.
5. Les éléments d'un harcèlement allégué
Le répertoire ne documente pas seulement un événement physique isolé. Il donne à voir une succession de comportements et de désaccords que j'ai vécue comme un harcèlement.
5.1. Reproches liés à l'exercice de la grève
Les courriels associent explicitement la grève :
- au besoin de prévenir davantage à l'avance ;
- aux difficultés rencontrées par l'équipe le 9 mars ;
- à la discussion sur la « bonne ambiance » ;
- à l'examen de mes horaires ;
- aux reproches sur les objectifs ;
- à la formule « Bonne grève :-) ».
Le lien temporel et thématique est direct. En revanche, les pièces ne suffisent pas à établir l'intention de sanctionner l'exercice d'un droit : Jean-Charles Chemin présente ses remarques comme des questions d'organisation, d'horaires, de continuité du travail et d'objectifs.
5.2. Déplacement du débat vers ma personne et mon travail
À partir d'un échange sur la grève, le fil s'étend rapidement :
- à mon heure d'arrivée ;
- à ma disponibilité pendant une absence ;
- à ma responsabilité dans un incident technique ;
- à un retard global sur la plateforme CI ;
- à la nature de ma mission et au statut du document demandé.
Ce déplacement est objectivement visible. Il peut soutenir mon analyse d'une mise en cause professionnelle croissante. Il peut aussi être présenté par l'employeur comme une discussion de gestion ordinaire. Pour trancher entre ces lectures, il faudrait notamment les roadmaps invoquées, les objectifs fixés, leurs dates de modification, les comptes rendus des réunions et les évaluations antérieures.
Dans le périmètre documentaire étudié, cette mise en cause présente cependant une particularité temporelle majeure : aucune critique écrite de mon travail antérieure à l'agression alléguée n'est produite, alors que le premier reproche de « beaucoup de retard » est envoyé à 11 h 58, après la scène située vers 11 h 45. Cela ne démontre pas à lui seul une intention de représailles, mais soutient mon analyse d'une accusation apparue dans le prolongement immédiat de l'altercation.
5.3. Pression contradictoire sur les moyens et les résultats
Je soutiens dans mes réponses :
- avoir travaillé quatre jours jusqu'à 22 h avant mon congé paternité ;
- être resté seul dans l'équipe CI après le départ de Florent ;
- ne pas avoir reçu de nouvelles estimations tenant compte de cette réduction d'effectif ;
- avoir rempli des fonctions dépassant mon intitulé contractuel ;
- ne pas avoir travaillé exclusivement sur la CI, mais sur l'ensemble du système d'information de développement, de qualification et de delivery des projets.
Ce périmètre comprenait notamment l'intégration des projets, les environnements de développement et de qualification, les tests, l'automatisation, la documentation et la production des artefacts de livraison, notamment sous forme d'archives .tar.gz, comparables dans leur usage à des fichiers .zip. Réduire rétrospectivement mon activité à la seule « CI » fausse donc l'étendue du travail effectivement décrit dans mes réponses et partiellement visible dans la page Confluence.
Il faut également distinguer mon activité technique transverse de la responsabilité de Product Owner de la Continuous Delivery. Selon la répartition collégiale rapportée ci-dessus, cette dernière appartenait à Monsieur Y. Le fait que Jean-Charles Chemin m'ait imposé la production immédiate d'un document attaché à ce périmètre, puis qu'il ait utilisé la discussion sur les roadmaps pour formuler un reproche global, ne suffit pas à transférer rétroactivement sur moi la responsabilité du produit, de la roadmap ou de ses délais.
La capture Confluence apporte une corroboration partielle. Elle montre que :
- la page « QwaCI 1.0 Product Definition » a été créée par Stéphane Erard ;
- Jean-Charles Chemin l'a modifiée en dernier lieu le 6 avril 2016 ;
- Stéphane Erard est indiqué comme propriétaire du document et développeur ;
- plusieurs éléments sont marqués « DONE » ;
- la feuille comprend des travaux d'infrastructure, d'intégration, de documentation, de sécurité et de suivi.
Cette capture confirme un périmètre technique substantiel et la livraison du document reconnue par Jean-Charles Chemin. Elle ne démontre pas, seule, le nombre de personnes réellement affectées à l'équipe, toutes les heures effectuées ou l'état complet de chacun des objectifs.
5.4. Humiliation, insultes et dénigrement syndical allégués
Mes projets de réponse attribuent à Jean-Charles Chemin :
- des hurlements audibles dans l'open space ;
- des propos humiliants sur les fonctionnaires, les PTT et les cheminots ;
- l'expression « gratte-papier cégétiste » ;
- une présentation de ma personne comme syndicaliste politisé à l'extrême gauche ;
- des plaisanteries politiques répétées.
Le premier courriel envoyé le 31 mars corrobore au moins l'existence d'une remarque préalable relative aux « PTT ou SNCF ». Les autres formulations n'apparaissent que dans mes propres récits conservés ici. Aucun écrit de Jean-Charles Chemin ne les reconnaît.
5.5. Crainte des conséquences et absence d'envoi
Les noms des fichiers indiquent que les réponses détaillées n'ont pas été envoyées, avec la mention « trop peur des retombes ». L'interface du 18 avril montre effectivement une sauvegarde de backup plutôt qu'un échange contradictoire achevé.
Cette absence d'envoi ne réfute pas le récit. Une personne placée dans une relation de subordination peut hésiter à dénoncer son supérieur. Mais la peur alléguée ne peut pas non plus être déduite du seul nom de fichier : elle relève de mon explication personnelle, à rapprocher du contenu des projets et, si elles existent, de confidences contemporaines, de notes, de consultations ou de témoignages.
6.1. Une répétition visible de 2020 à 2022
Le sous-répertoire tdecaux documente une séquence distincte du conflit de 2016. Thomas Decaux y est identifié comme salarié et actionnaire historique de Qwant (dossier de synthèse, page 3 ; plainte, pages 1 et 2). Il avait donc un lien professionnel et patrimonial avec la société lorsqu'il est intervenu dans les échanges.
Je précise qu'il a touché 100 000 €. Cette donnée financière est rappelée ici comme une information de l'auteur ; les deux PDF et les captures P53 à P62 n'en fournissent pas le justificatif comptable, la date de versement ni la nature juridique exacte. Le document qui établit ce paiement devra être ajouté au corpus pour transformer cette déclaration en fait directement vérifiable.
Les échanges visibles ne se déroulent plus dans une relation hiérarchique immédiate : ils apparaissent sur Twitter ou dans un extrait de courriel republié sur Twitter, plusieurs années après mon départ de Qwant.
Une capture datée du 20 mai 2020 attribue à Thomas Decaux cette réponse à mon appel aux dons pour financer mes avocats :
« moi je veux bien donner, mais pour te faire soigner, ça t'aidera beaucoup plus. »
Cette formulation est visible dans la capture P62 intégrée plus bas.
En septembre 2022, plusieurs captures montrent une escalade autour de ma demande de droit de réponse à ACBM et de sa mise en discussion publique. La capture Decaux_tweet_grand_malade.png reproduit un message présenté comme adressé par Thomas Decaux :
« Et t'es un grand malade, c'est toi qui harcèle tout le monde avec tes mails à 4h du mat, t'es bipolaire ou quoi ?? »
Le 4 septembre, d'autres captures attribuent au même compte :
- « envoyer un mail à son ancienne boite [...] ça s'appelle de la folie » ;
- « le fait que tu ne le remarques pas est justement l'effet de ta maladie » ;
- « il y a des structures sur Nice si tu veux » ;
- « vous êtes dans la même clinique » ;
- « c'est toi l'escroc ».
Ces passages sont visibles respectivement dans les captures P56, P57 et P54 intégrées à la galerie autonome.
Ces formulations ne sont pas de simples désaccords sur le fond technique ou financier de Qwant. Elles déplacent à plusieurs reprises la discussion vers ma santé mentale supposée, mon honnêteté et ma crédibilité personnelle. La répétition est visible sur des captures séparées et à plus de deux ans d'intervalle.
6.2. Ce qui est directement visible et ce qui reste à authentifier
Les captures établissent directement le contenu affiché, le nom « Thomas Decaux », le compte @ebuildy lorsqu'il est visible et, pour plusieurs pièces, la date ou l'heure de publication. Elles soutiennent donc matériellement l'existence d'un vocabulaire récurrent de pathologisation.
Leur portée reste cependant limitée :
- les URL originales, identifiants de publication et exports de compte ne sont pas fournis ;
- certaines images sont des captures d'une publication reproduisant elle-même un courriel ;
- les en-têtes complets, destinataires et métadonnées du fil électronique ne sont pas présents ;
- le nombre de 32 messages et la période du 3 au 5 septembre proviennent de mes deux documents de synthèse ;
- le contexte conversationnel intégral ne peut pas être reconstitué à partir des seules images sélectionnées ;
- la capture
P59_THOMAS_DECAUX.PNGest une copie exacte deP53_THOMAS_DECAUX_ACTIONNAIRE_ERARD_MAUVAIS_ELEMENT.PNG, pas une seconde occurrence.
La formulation documentaire la plus robuste est donc :
Les pièces montrent plusieurs messages dégradants attribués à Thomas Decaux, dont des renvois répétés à la maladie mentale et au soin en 2020 et 2022. Elles corroborent plusieurs citations reprises dans mes dossiers de 2026. Elles ne permettent pas, sans les exports natifs, de certifier seules l'intégralité du fil de 32 messages ni toutes les conclusions que j'en tire.
6.3. Les deux dossiers rédigés en 2026
Le PDF harcelement decaux.pdf rassemble trois objets : ma demande de droit de réponse à ACBM (pages 1 et 2), une chronologie commentée des échanges attribués à Thomas Decaux (pages 3 à 5) et une analyse juridique (pages 6 et 7). Il affirme notamment que Thomas Decaux se serait inséré spontanément dans le fil adressé à ACBM et aux adresses générales de Qwant.
La plainte PLAINTE_Harcelement_Thomas_Decaux.md.pdf reprend l'essentiel de cette chronologie sous une forme plus contentieuse (pages 2 à 6). Elle formule des qualifications juridiques (page 7), puis des demandes de reconnaissance, de condamnation, de dommages et intérêts et d'instruction (pages 8 et 9). Le sous-répertoire ne contient cependant ni preuve de dépôt, ni numéro de procédure, ni accusé de réception, ni décision : le terme « plainte » décrit la nature du document, pas son traitement par une autorité.
Les deux textes qualifient certains propos d'« aveux » sur les mensonges ou la corruption. Cette qualification est une interprétation. La phrase visible « Mais ça te fait quoi que Qwant ait menti ? » est une question posée par Thomas Decaux à Stéphane Erard, et non un message de Stéphane Erard. Elle peut soutenir l'idée que Thomas Decaux ne conteste pas le mensonge dans cet échange ; elle ne démontre pas, à elle seule, quels faits précis auraient été mensongers, qui en serait responsable ou l'existence d'une infraction.
De même, le rapprochement avec Jean-Charles Chemin peut mettre en évidence des similitudes de dénigrement selon mon analyse. Il ne suffit pas à démontrer une stratégie coordonnée entre deux personnes sans échanges, instructions ou autres éléments de coordination.
6.4. Lecture page par page des PDF
Les seize pages sont reproduites ci-dessous afin que le chapitre reste lisible et vérifiable sans ouvrir un document externe. Les renvois de l'analyse pointent vers les ancres de ces pages. Les liens vers les PDF sont conservés uniquement pour télécharger les fichiers sources.
Dossier « Harcèlement par actionnaire de Qwant SAS » - 7 pages
Ouvrir ou télécharger le PDF original - 7 pages
Dossier Thomas Decaux - page 1 sur 7

Dossier Thomas Decaux - page 2 sur 7

Dossier Thomas Decaux - page 3 sur 7

Dossier Thomas Decaux - page 4 sur 7

Dossier Thomas Decaux - page 5 sur 7

Dossier Thomas Decaux - page 6 sur 7

Dossier Thomas Decaux - page 7 sur 7

Plainte pour harcèlement, dénigrement et pathologisation - 9 pages
Ouvrir ou télécharger le PDF original - 9 pages
Plainte Thomas Decaux - page 1 sur 9

Plainte Thomas Decaux - page 2 sur 9

Plainte Thomas Decaux - page 3 sur 9

Plainte Thomas Decaux - page 4 sur 9

Plainte Thomas Decaux - page 5 sur 9

Plainte Thomas Decaux - page 6 sur 9

Plainte Thomas Decaux - page 7 sur 9

Plainte Thomas Decaux - page 8 sur 9

Plainte Thomas Decaux - page 9 sur 9

6.5. Galerie autonome des captures P53 à P62
Toutes les captures Pxx_THOMAS_DECAUX* présentes dans le sous-répertoire sont reproduites ci-dessous. Les références employées dans l'analyse renvoient directement à leurs ancres internes.
| Capture | Accès interne | Contenu principal visible |
|---|---|---|
| P53 | voir P53 | Thomas Decaux écrit que Qwant « traite bien ses bons éléments » |
| P54 | voir P54 | Thomas Decaux écrit « c'est toi l'escroc » |
| P55 | voir P55 | Thomas Decaux écrit « pourquoi en public ? » et « tu parles tout seul » |
| P56 | voir P56 | Thomas Decaux évoque la « folie », la « maladie » et des « structures sur Nice » |
| P57 | voir P57 | Thomas Decaux écrit « vous êtes dans la même clinique » |
| P58 | voir P58 | Thomas Decaux fait une déclaration sur Qwant Search On Social et une villa |
| P59 | voir P59 | Copie binaire exacte de P53, qui reproduit un message de Thomas Decaux |
| P60 | voir P60 | Publications de Thomas Decaux en février 2013 au sujet de Qwant |
| P61 | voir P61 | Le compte @Annuaire_fr reprend et commente les publications de Thomas Decaux de 2013 |
| P62 | voir P62 | Thomas Decaux écrit « pour te faire soigner » |
P53 - échange sur les « bons éléments » de Qwant
P54 - « c'est toi l'escroc »

P55 - « pourquoi en public ? » et « tu parles tout seul »

P56 - « folie », « maladie » et « structures sur Nice »

P57 - « même clinique »

P58 - déclaration sur Qwant Search On Social et une villa

P59 - second fichier de la capture des « bons éléments »
P59 est affichée pour respecter l'exhaustivité du corpus demandé. Son empreinte SHA-256 est strictement identique à celle de P53 : il ne s'agit pas d'une occurrence indépendante.
P60 - publications Qwant de février 2013
P61 - reprise commentée des déclarations de 2013

P62 - « pour te faire soigner »

6.6. Capture technique de contexte
La capture suivante concerne le fond technique du désaccord sur l'utilisation de Bing. Elle ne constitue pas, à elle seule, une pièce de harcèlement.

7. Ce que les pièces établissent, soutiennent ou ne démontrent pas seules
| Proposition | Niveau documentaire dans ce répertoire | Motif |
|---|---|---|
| J'ai fait grève le 9 mars et informé Jean-Charles Chemin à 9 h 15 | Établi directement | Capture Gmail avec détails d'envoi |
| Une discussion tendue a eu lieu le 30 mars | Fortement soutenu | Courriel du lendemain reprenant les remarques « d'hier » |
| Jean-Charles Chemin m'a reproché grève, horaires, CI et retards | Établi directement | Courriels envoyés les 31 mars et 12 avril |
| Il a reconnu la livraison conforme et à temps de la Product Definition | Établi directement | Courriel du 12 avril à 14 h 44 ; cette reconnaissance ne prouve pas que la tâche relevait de mon périmètre |
| J'ai contesté être le Product Owner et indiqué avoir produit le document le jour même pour rendre service | Établi directement | Mon courriel envoyé le 12 avril à 10 h 20 |
| Monsieur Y était le Product Owner de la Continuous Delivery selon la répartition collégiale | Déclaré et repris dans mes projets de réponse | La décision formelle ou l'organigramme ne figurent pas dans ce répertoire |
| Un retard global de mon travail est objectivement démontré | Non établi | Aucune roadmap, aucun jalon, aucun livrable tardif et aucun écart quantifié ne sont produits |
| La première critique écrite de mon travail apparaît après l'agression alléguée | Établi dans les limites de ce répertoire | Le premier reproche conservé est envoyé à 11 h 58, après la scène située vers 11 h 45 ; le corpus peut toutefois être incomplet |
| Le travail CI était réel et suivi par Jean-Charles Chemin | Établi directement pour la page montrée | Capture Confluence, auteur, dernière modification et tâches |
| L'incident physique se place le 31 mars vers 11 h 45 | Déclaré de manière circonstanciée et chronologiquement compatible | Récit détaillé encadré par les courriels de 10 h 47 et 11 h 58 |
| Jean-Charles Chemin m'a saisi et repoussé | Allégation répétée dans deux formulations de ma main | Pas de témoin, constat ou reconnaissance produit ici |
| Des collègues ont vu ou entendu la scène | Déclaré, non corroboré dans ce répertoire | Les collègues ne fournissent ici aucune attestation |
| J'ai été traité de « gratte-papier cégétiste » | Déclaré, partiellement contextualisé | La comparaison PTT/SNCF est consignée le jour même ; l'insulte n'existe que dans mes récits |
| J'étais seul et en sous-effectif dans l'équipe CI | Déclaré avec indices de charge de travail | Pas d'organigramme ni de registre du personnel dans ce répertoire |
| Thomas Decaux était salarié historique et actionnaire de Qwant | Déclaré dans les deux dossiers de 2026 | Dossier de synthèse, page 3 et plainte, pages 1 et 2 ; les pièces sociales d'origine restent à joindre |
| Thomas Decaux a touché 100 000 € | Information déclarée par Stéphane Erard, non justifiée dans ce sous-répertoire | Aucun justificatif comptable ou actionnarial présent ici ne précise la date, le payeur ou la nature du versement |
| Thomas Decaux a publiquement écrit « pour te faire soigner » en mai 2020 | Établi par la capture conservée | Nom, compte, texte et horodatage apparaissent dans l'image ; l'URL native reste à produire |
| Plusieurs messages attribués à Thomas Decaux me renvoient à la folie, à la maladie ou à une clinique en septembre 2022 | Établi par plusieurs captures concordantes | Les textes et le compte sont visibles sur des images distinctes |
| Le fil électronique contient exactement 32 messages du 3 au 5 septembre 2022 | Déclaré dans mes deux dossiers de 2026 | Aucun export complet du fil n'est présent |
| Thomas Decaux a reconnu une corruption ou une infraction précise chez Qwant | Interprétation non démontrée par les seules citations | Les formulations peuvent nourrir cette lecture, mais ne précisent ni acte, ni auteur, ni qualification |
| Jean-Charles Chemin et Thomas Decaux ont mené une stratégie coordonnée | Non établi | Des ressemblances de discours sont alléguées ; aucune instruction ou coordination entre eux n'est produite |
| La plainte contre Thomas Decaux a été effectivement déposée et instruite | Non établi | Le PDF formule une plainte, sans récépissé, numéro de procédure ou réponse d'une autorité |
| Les faits du périmètre professionnel soumis constituent juridiquement un harcèlement moral | Rejeté par la cour pour le périmètre professionnel soumis | L'arrêt du 10 mars 2022 n'a pas retenu la présomption de harcèlement moral au vu du dossier alors présenté |
| Les faits distincts attribués à Thomas Decaux après le licenciement constituent juridiquement un harcèlement | Non jugé pour les faits postérieurs distincts | Leur qualification exige l'ensemble des échanges natifs, des effets, des réponses et des éléments contradictoires |
8. Forces du dossier
Les principales forces documentaires sont :
- des courriels datés et ordonnés sur une période courte ;
- un récit qui situe l'épisode physique dans un intervalle temporel précis ;
- une sauvegarde du 18 avril 2016 montrant une dénonciation préparée peu après les faits ;
- la continuité thématique entre la discussion orale rapportée, les courriels et les projets de réponse ;
- la reconnaissance écrite par Jean-Charles Chemin d'un livrable remis à temps et conforme ;
- l'absence, dans ce corpus, de tout élément concret étayant le « beaucoup de retard » allégué ;
- l'apparition du premier reproche professionnel écrit conservé immédiatement après l'agression alléguée ;
- une capture Confluence confirmant mon rôle sur le document et l'implication de Jean-Charles Chemin ;
- la désignation de collègues présents susceptibles de confirmer ou d'infirmer les faits ;
- plusieurs captures attribuées au même compte Thomas Decaux et réparties entre 2020 et 2022 ;
- la récurrence directement lisible des renvois à la maladie mentale, au soin ou à une clinique ;
- la conservation de formulations identiques entre certaines captures et les deux dossiers de 2026.
9. Limites et points à corroborer
Pour ne pas surévaluer les pièces, il faut conserver leurs limites :
- aucune capture ne montre matériellement l'agression ;
- aucun témoignage signé d'un collègue n'est inclus ;
- aucune pièce médicale, policière ou RH contemporaine de l'incident n'est présente ;
- les projets de réponse ne montrent pas un envoi effectif à Jean-Charles Chemin ou à la RH ;
- les PDF ont été générés en 2026 et ne portent pas de date d'envoi ;
- deux PDF sont des doublons textuels ;
- une version mentionne des événements de juin 2016 et ne peut donc pas être présentée comme rédigée intégralement le 18 avril ;
- le brouillon daté du 18 avril dit « menacé presque physiquement », alors que les versions détaillées parlent ensuite d'une saisie et d'une poussée ;
- les captures d'écran ne contiennent pas les en-têtes techniques complets des messages ;
- le dossier ne contient pas les roadmaps, objectifs, journaux Git, relevés horaires ou effectifs permettant de trancher tout le conflit professionnel ;
- aucune réponse contradictoire de Jean-Charles Chemin sur l'accusation physique elle-même n'est produite ici ;
- les captures Twitter ne sont accompagnées ni de leurs URL, ni de leurs identifiants, ni d'exports de la plateforme ;
- le fil électronique de 32 messages attribué à Thomas Decaux n'est pas présent sous forme native ou intégrale ;
- les deux PDF Thomas Decaux sont des documents rédigés par moi en 2026 et reprennent la même thèse ;
- aucun élément ne montre ici le dépôt, la réception ou l'instruction de la plainte ;
- aucune pièce extérieure n'établit une coordination entre Jean-Charles Chemin et Thomas Decaux.
Ces limites n'annulent pas les éléments existants. Elles définissent précisément ce qui reste à démontrer.
10. Pièces qui renforceraient l'analyse
Les compléments les plus utiles seraient :
- les fichiers originaux
.emlou.mboxavec leurs en-têtes complets ; - la source bureautique originale et l'historique de modification des projets de lettre ;
- les attestations datées des collègues présents dans l'open space le 31 mars 2016, notamment celles de Florent Valdelièvre et d'Adrien Chabot, ainsi que les exports natifs et fils complets des conversations reproduites dans
florent_v.pngetadrien_chabot_jc_aggression.png; - toute confidence contemporaine envoyée à un proche, collègue, médecin ou représentant du personnel ;
- les agendas, badges, logs ou messages permettant de confirmer la présence des témoins ;
- les roadmaps 2015 invoquées, leur historique et les comptes rendus de réunions ;
- les traces du temps de travail et des connexions tardives ;
- l'organigramme et l'affectation réelle de l'équipe CI ;
- toute saisine de la RH, des délégués du personnel ou de la médecine du travail, ainsi que leurs réponses ;
- les versions natives de la page Confluence et son historique complet ;
- les URL et identifiants des publications Twitter attribuées à
@ebuildy, avec un export ou une archive datée ; - le fil complet des 32 messages des 3 au 5 septembre 2022 au format
.emlou.mbox; - les messages initiaux adressés à ACBM, leurs en-têtes et la relance du 7 septembre 2022 ;
- tout récépissé de dépôt, numéro de procédure, accusé de réception ou réponse concernant la plainte Thomas Decaux ;
- tout échange susceptible d'établir ou d'écarter une coordination entre les personnes mises en cause ;
- la pièce comptable, sociale ou actionnariale établissant le versement de 100 000 € à Thomas Decaux, sa date et sa nature.
11. Synthèse
La formulation la plus solide au regard de ce seul répertoire est la suivante :
Le 31 mars 2016, dans le prolongement immédiat d'un désaccord sur ma grève, mes horaires et mon travail, je rapporte avoir subi de la part de Jean-Charles Chemin une scène de cris et d'humiliation suivie d'une saisie des avant-bras ou des poignets et d'une poussée destinée à me faire quitter les locaux. Mon récit situe cette scène vers 11 h 45, entre deux courriels horodatés à 10 h 47 et 11 h 58. Une sauvegarde datée du 18 avril montre que je préparais déjà une dénonciation des cris, insultes, menaces de licenciement et de l'ordre de quitter mon poste. Une capture Messenger attribuée à Florent Valdelièvre corrobore partiellement sa présence et le caractère violent de la réaction évoquée. Une capture attribuée à Adrien Chabot montre qu'il se dit « d'accord » concernant « le comportement de JC » dans le contexte d'une demande portant sur « jc menace physique et hurlements ». Aucune des deux réponses ne décrit les gestes physiques précis. Les récits PDF ultérieurs détaillent la contention physique, mais restent des écrits de ma main exportés en 2026.
Entre mai 2020 et septembre 2022, plusieurs captures attribuées au compte public de Thomas Decaux montrent des renvois répétés à ma santé mentale supposée : « pour te faire soigner », « folie », « l'effet de ta maladie », « même clinique ». Une capture reproduit également un message présenté comme un courriel où figurent « grand malade » et « bipolaire ». Ces pièces corroborent la répétition de propos dégradants ; elles ne remplacent pas le fil natif de 32 messages annoncé dans mes dossiers de 2026.
Le dossier établit donc davantage qu'un simple désaccord abstrait : il montre une escalade écrite, une mise en cause professionnelle liée dans le fil à l'exercice de la grève, une réponse défensive détaillée, un récit stable sur les éléments centraux d'une scène violente et deux corroborations tierces partielles attribuées à Florent Valdelièvre et Adrien Chabot. Il montre aussi que le reproche de « beaucoup de retard » apparaît, dans les pièces conservées, après l'agression alléguée et reste dépourvu de roadmap produite, de livrable identifié, de mesure d'écart ou de retard quantifié. À l'échelle de ce corpus, ce reproche est donc une accusation non étayée. Le livrable précisément discuté avait été imposé pour le jour même hors de mon périmètre convenu ; je l'ai néanmoins produit dans l'après-midi, et Jean-Charles Chemin a reconnu qu'il avait été remis à temps et correspondait à ses attentes.
Pour Thomas Decaux, le contexte est celui d'un salarié historique également actionnaire de Qwant. Je rappelle qu'il a, selon les informations financières que je rapporte, touché 100 000 € ; cette somme reste à relier à son justificatif comptable ou actionnarial. La portée documentaire la plus forte tient à la pluralité des captures, à leur étalement dans le temps et à la concordance de plusieurs citations avec mes dossiers de 2026. La portée la plus faible concerne l'intégralité du fil électronique, l'authenticité technique des publications, le dépôt de la plainte et l'hypothèse d'une coordination : ces points nécessitent les fichiers natifs et des éléments extérieurs.
Il ne faut cependant pas prétendre que ces seules pièces remplacent des attestations détaillées, les exports natifs ou une instruction contradictoire. Elles forment deux faisceaux documentaires cohérents mais distincts : le premier autour du conflit professionnel et de l'agression physique alléguée de 2016, avec deux corroborations tierces partielles qui ne portent pas sur les gestes précis et dont la qualification de harcèlement moral a été rejetée par l'arrêt d'appel produit ; le second autour de propos répétés de dénigrement et de pathologisation attribués à Thomas Decaux en 2020 et 2022, que cet arrêt n'a pas jugés.
Annexe - Empreintes des pièces primaires
Les empreintes SHA-256 ci-dessous identifient les fichiers tels qu'examinés le 25 juillet 2026. Les captures florent_v.png et adrien_chabot_jc_aggression.png, ajoutées à l'analyse le 11 août 2026, sont identifiées séparément par leurs empreintes actuelles.
| Fichier | SHA-256 |
|---|---|
../../images/florent_v.png |
CC83C5E106C540AF2036583E85620E47CAD845FB3A275214DB395FC23AC9989F |
pieces/adrien_chabot_jc_aggression.png |
07B48E288B765D4CEDB50B3D5B89689DF096B3211AE29438ADA7928B223CE411 |
email ou je precie que je suis en greve __apres la premiere greve__.PNG |
82ED372B72B475FB587B79F610557AD32D4B33DAC44F1C4F6E8E0DE02EAB7762 |
email ou je precie que je suis en greve __apres la premiere greve__avec la date--car email pas envoyé.PNG |
8230C747F606FF6D8A90FF89315873DAD8452319DD7782632FC772A7FBA16B5F |
email ou je precie que je suis en greve- entier.PNG |
F2A309FC6C39F58890B56779C14A2227B66A00E95029EF0E2DB9F3AD0817E782 |
FireShot Capture 3 - QwaCi 1.0 Product Definiton - QA-.0 product definiton - qa.0 product definiton - qa.0 Product Definiton - QA-.jpg |
C71A3EDA07FF661BF074A1BDA1B3A0074D10E18F691B73E36B2527590B7A75D2 |
pas envoyé - suite altercation - demande rupture conventionnelle.pdf |
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premier email en reponse suite premiere reunion virulente en propos mais pas physiquement.PNG |
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réponse qwant jc (1).pdf |
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suite 1 - mise en cause de non-tenue des objectifs.PNG |
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suite 2.PNG |
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suite 3.PNG |
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suite 4 -email non enovyé à JC - trop peur des retombes __tais toi et subi__-1.PNG |
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suite 4 -email non enovyé à JC - trop peur des retombes __tais toi et subi__-2.PNG |
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suite 4 -email non enovyé à JC - trop peur des retombes __tais toi et subi__-3.PNG |
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suite altercation - demande rupture conventionnelle (2).pdf |
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tdecaux/Decaux_tweet_grand_malade.png |
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tdecaux/harcelement decaux.pdf |
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tdecaux/P53_THOMAS_DECAUX_ACTIONNAIRE_ERARD_MAUVAIS_ELEMENT.PNG |
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tdecaux/P54_THOMAS_DECAUX_ACTIONNAIRE_ERARD_MALHONNETE_PARLE_PLAINTE_CIVILE.png |
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